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Monthly Archives: février 2009

l’électricité discrète

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Lorsqu’il y a peu soleil et pas beaucoup de vent (hélas cela arrive, même en Méditerranée), plutôt que de recharger les batteries avec le moteur principal, j’utilise un petit groupe électrogène Honda de 1000 watts sur lequel je branche le chargeur de quai.

Afin de limiter les nuisances, je l’ai installé dans le compartiment moteur sur une cloison horizontale en bois. Ainsi il est dans un espace insonorisé, à l’abri des intempéries et du vol. Il y a donc trois contraintes à gérer:

 

1) Evacuer les gaz d’échappement. Une longue "durite" constituée de tubes en cuivre et en aluminium, assemblés avec des morceaux de tuyau souple en silicone, les conduit jusqu’à un passe coque dans la voute arrière. Un petite rallonge brasée sur le silencieux du groupe permet de connecter le tout.

 

2) Evacuer la chaleur du refroidissement par air de ce petit groupe. Une manche d’aspiration de 76 mm de diamètre, intégrant un ventilateur de cale électrique pour bateau à moteur, permet d’extraire 4 m3 à la minute ce qui est largement suffisant.

 

3) Brancher le réseau 220v du bord et le chargeur de quai sur le groupe. En tirant une ligne intérieure depuis les bornes de la prise de quai jusqu’au groupe, le problème est réglé.

 

Et hop ! A nous l’électricité sans limite et sans contrainte (ou presque). L’ensemble est quasiment inaudible à plus de deux ou trois longueurs de bateau dans un mouillage calme, et à l’intérieur on peut écouter un disque en sourdine. Lorsqu’on navigue à la voile, à partir de force 3, le bruit ambiant masque complètement celui de la machine. Ce n’est pas une raison pour en abuser, et cela ne nous empêche pas de pratiquer les économies d’énergie.

 

Quelques photos du montage avec le lien suivant:

http://picasaweb.google.fr/lh/photo/X_7_mZb1lBoYkwp46jfYbg?authkey=Gv1sRgCJCn0qzgppjBFg&feat=directlink

Bonites, à nous deux !

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Après les exploits de la croisière 2008, le matériel avait besoin d’une bonne révision, programmée pendant l’hiver.

Le démontage du premier moulinet se traduisit presque immédiatement par une excursion de pièces incontrôlée. En effet, un petit ressort dissimulé provoqua la dispersion de pièces mécaniques de haute précision dans tout l’atelier et l’impossibilité de retrouver la clé du puzzle. Heureusement le deuxième moulinet, encore fermé, semblait être d’un modèle assez proche (clônes chinois probablement).
 

Avec d’infinie précautions, l’ouverture du deuxième permit la reconstitution du premier, après avoir retrouvé toutes les pièces puis procédé à leur rinçage, dérouillage, nettoyage, huilage.

Il ne restait plus qu’à fabriquer un petit levier de roue libre perdu dans un combat sans merci avec la dernière bonite de la saison précédente. Un demie heure d’usinage plus tard (pas facile de faire des trous carrés avec des bossages calibrés) la nouvelle pièce est remontée et opérationnelle.

Et tout cela pour quoi ?

En effet, l’essentiel du tableau de chasse de la saison passée est l’oeuvre de Marie qui fait un petit blocage sur les moulinets et plus encore les cannes. Elle laisse simplement traîner dans le sillage un petit rapalas de 60 mm au bout de 30 à 50 mètres de ligne. Tenant le fil à la main, elle fait les  bons gestes pour attirer les futures victimes jusqu’à les envouter, au point qu’elles se laissent tenter par l’action fatale. Trop forte ! Trop bon !