Alerte rouge de Météo France. Ce n’était pas pour rien.

Le samedi après-midi la situation à Gruissan était vraiment "épousoufflante" avec des vents de force 10 à 12 et des raffales mesurées jusqu’à 95 noeuds. Et quel bruit !

Bien sûr il y a eu des dégâts et certains appontements et catways n’ont pas résisté, malgré les interventions du personnel de la capitainerie et des pompiers.

En fin d’après-midi, cela s’est un peu calmé et le dimanche matin il faisait beau.

Et pendant ce temps là, que s’était-il passé à Port Leucate, où hiverne Dartag, au sec ? Pour le savoir il fallait y aller, car les liaisons téléphoniques étaient coupées. Ce n’est que le mercredi 28 que j’ai pu m’y rendre, alors que la tramontane était revenue, mais seulement de force 6 à 7.

Mon inquiétude restait modérée à mesure que je parcourais l’autoroute, constatant bien quelques arbres abattus ou déracinés, et quelques toitures endommagées, mais rien du champ de bataille auquel je m’attendais.

En approchant, la vue de quelques mâts penchés n’était pas rassurante, mais arrivé sur place je constatai que Dartag m’attendait sagement sur son ber comme si rien ne s’était passé. Rien n’avais bougé à bord, et les différents appendices et aériens étaient à leur place, intacts. Ouf !

Ce n’était pas aussi doux pour une vingtaine de voiliers dématés, couchés ou même éventrés par leur chute de leur ber tordu ou cassé, dans les différents chantiers du port, sans savoir pourquoi certains sont épargnés (la grande majorité) et pas d’autres. Des équipes de grutiers et de sauveteurs s’affairaient pour les tirer de leur fâcheuse posture. Spectacle triste, mais finalement pas tragique, car il ne s’agit que de dégâts matériels somme toute assez faciles à réparer. Mais je compatis quand même avec les propriétaires ou exploitants concernés qui vont devoir remplir beaucoup de papiers, batailler avec les assureurs pour être indemnisés justement, et peut-être avec les professionnels pour que leur bateau soit prêt avant le début de la saison, dans quelques mois.