Ce n’est donc que le 29 mai que nous pouvons appareiller après une sortie de réception de la GV dont la forme générale est magnifique. Les quelques « fronces » apparaissant au près serré, près de la chute, entre les lattes, ne justifient pas un retour à la voilerie dans l’immédiat. Nous verrons cela, en accord avec le voilier, à la fin de la saison pendant l’hivernage.
 
Notre destination pour ce mois de juin est Minorque que nous souhaitons redécouvrir plus complètement qu’en 2006, et parce que nous disposons de moins de temps qu’espéré en raison d’un mariage et d’autres obligations familiales fin juin.
 
Avant la traversée, nous musardons un peu le long des côtes catalanes, restant au mouillage lorsque les conditions ne sont pas optimales, et laissant passer les coups de tramontane, averses ou orages finalement assez nombreux mais brefs en ce début juin. Nous en profitons pour faire des courses complémentaires ou installer quelques équipements embarqués, mais encore stockés à bord, en attendant le moment favorable pour les rendre opérationnels.
Le 4 juin nous arrivons à Fornells après une traversée presque entièrement à la voile, et moins de quatre heures de moteur dans les calmes. La nouvelle hélice marche très bien, mais c’est surtout la nouvelle GV qui nous épate. L’accroissement de performances dans le petit temps à toutes les allures est spectaculaire. Jusqu’à 10-15 nœuds de vent c’est un gain de plus d’un nœud par rapport à la saison passée. Au-delà, c’est moins évident, au fur et à mesure que l’on se rapproche de la vitesse de carène (théoriquement 8,3 nœuds).