5) La question du spinnaker n’est pas tranchée. Les conditions de navigation en 2008 nous ont fait regretter de ne pas en avoir en trois ou quatre occasions seulement, et encore, à chaque fois, cela n’aurait été que pour 1 à 3 heures. Le choix entre l’asymétrique et le classique s’orienterait quand même pour le ce dernier. Le génois tangonné, que nous utilisons actuellement, est un pis aller presque acceptable lorsque l’angle du vent réel dépasse 150 degrés. L’avantage est qu’on peut le garder sans problème jusqu’à 30 noeuds de vent réel et le réduire si nécessaire. A suivre pour la saison prochaine qui sera encore en Méditerranée, alors…. ?
 
6) En l’absence de dessalinisateur, la consommation d’eau a fait l’objet d’une attention particulière.
En équipage réduit (à deux), à condition de faire la vaisselle à l’eau de mer et de ne prendre de douches (parcimonieuses) qu’au réveil et après le dernier bain de mer de la journée, on peut se contenter de 12 l par jour. Naturellement, il n’est pas question de se restreindre sur le pastis et les glaçons, ni sur la cuisine, mais beaucoup d’aliments peuvent être cuits avec un mélange 1/3 eau de mer 2/3 eau douce ; économisant par la même occasion du sel. Avec 440 litres embarqués, on peut donc tenir théoriquement plus d’un mois. En pratique, au bout de quinze jours ou trois semaines, on est préoccupé par ce problème qui oriente les escales et ajoute une contrainte à celles de la météo. Le dessalinisateur donne donc à la fois de la liberté et du confort, permettant de se doucher plus abondamment ou fréquemment, de s’offrir des shampoings plus souvent, de faire de petites lessives, éventuellement de rincer de temps à autres les sièges du cockpit ou coussins salés. J’espère trouver le modèle adapté cet hiver.
 
7) Le complément, cette année, de panneaux solaires déplaçables (2x45w), l’isolation soignée du frigo principal (fonctionnement du groupe compris entre 17 et 28% du temps selon la température ambiante), la neutralisation du sondeur numérique et la généralisation des LED, y compris pour les feux de navigation, a permis de nets progrès dans l’autonomie en électricité. Mais il suffit d’une journée grise et sans vent pour faire baisser exagérément le niveau de charge des batteries. Le groupe électrogène de secours reste donc indispensable, mais son installation dans le compartiment moteur rend sa mise en œuvre très simple, rapide et silencieuse. Il permet de plus de réchauffer le ballon d’eau chaude sans attendre que le moteur principal (utilisé seulement pour la propulsion) soit mis en route.
 
8) L’accès Internet a fait un gros progrès cette année. Grâce à une offre combinée ADSL fixe et mobile de SFR j’avais pu obtenir l’hiver dernier une clé USB 3G+ permettant le haut débit à bord dans la plupart des cas, au mouillage et à proximité des côtes. En France le forfait mensuel ADSL fixe comprend la transmission 3G mobile de 50 Mo de données, et 250 Mo pour 10 € de plus.
Malheureusement cela coûte beaucoup plus cher à l’étranger car les opérateurs se paient grassement sur le « roaming » : 10 € par jour pour 50 Mo. C’est presque du racket, mais techniquement cela marche très bien, la plupart du temps en 3G (3,8 Mbits/sec), parfois en 2G (250 kbits/sec), même dans les petites îles. Cela permet de consulter la météo dans d’excellentes conditions, de lire la presse, et bien sûr la messagerie avec pièces jointes. Cette solution, certes un peu chère sauf si l’on reste en France, permet de s’affranchir des cybercafés, et de la recherche de plus en plus problématique de bornes WiFi non protégées.
 
9) Le développement des mouillages organisés (26,50 € à Port Cros !) pose le problème de la prise d’une bouée depuis le pont d’un bateau dont l’étrave est à plus de 1,40 m au-dessus de l’eau. L’usage d’un passe amarre au bout d’une gaffe s’impose, plutôt qu’un crochet automatique, pas toujours évident à larguer et incapable de passer sur certains anneaux de bouées très épais. J’ai opté pour le modèle vendu par le réseau Uship en plastique noir, très simple et large, facile à utiliser par un équipier même peu expérimenté. Pour 14,90 €, soit 4 à 5 fois moins que les modèles en inox, le compromis est excellent. On trouve le même chez COMPASS pour encore moins cher.