Pour traverser vers les îles Pontines, notre attente d’avoir une brise portante suffisante ne sera pas vraiment fructueuse. Au contraire, une bulle anticyclonique sur la mer Tyrrhénienne ne nous laisse pas beaucoup d’espoir de le faire à la voile. Alors nous nous résolvons à partir quand même, quitte à avoir recours à la risée Volvo si nécessaire. Elle le sera, en plusieurs fois, et malgré de nombreuses manœuvres pour exploiter au maximum les bouffées d’air qui se présentent, il nous faudra plus de 30 heures, dont 18 au moteur, pour parcourir les 150 milles qui nous séparent de la cala Luna à Ponza.
 
Ce site extraordinaire, où l’eau de mer est à 28,2° mérite une longue escale et la découverte en annexe des cavernes, galeries et grottes, au milieu de roches d’une couleur blanche presque immaculée faisant penser, température ambiante oubliée, aux glaciers de Patagonie (que nous ne connaissons pas encore).
 
Nous resterons quatre jours dans cette île aux activité traditionnelles bien vivantes, très peuplée, profitant de tous les mouillages possibles, et du port principal très fréquenté même en cette fin de saison où les aliscafis, hydroglisseurs, NGV et ferries de plusieurs compagnies assurent des quantités de liaisons avec les villes les plus proches du continent ou les autres îles de l’archipel. Nous y verrons aussi Le Ponant pour la deuxième fois cette saison.