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Carénage de printemps

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Après l’hiver, le printemps ! Il n’est pas encore très encourageant mais les "entrées maritimes" sur le golfe du Lyon ne sont pas trop dissuasives.

 

Alors, on attaque les travaux préalables à la remise à l’eau. Il n’est que temps, si on veut partir aux environ du 15 mai. Encore une voiture bourrée "d’affaires indispensables" pour quatre à cinq mois de vie à bord,  et on commence par le grattage des résidus de peinture de la saison dernière, permettant d’éliminer aussi les dernières berniques et anatiffes qui avaient résisté à la Karcher lors de la mise à terre il y a six mois.

Le plus éprouvant c’est finalement de coller le papier de masquage en respectant la vraie ligne de flottaison: en effet sous la voute arrière, très inclinée, si on se contente de garder la largeur de l’adhésif comme repère sous la ceinture de coque, le résultat n’est pas bien joli, et un marin consciencieux ne se permettrait pas cette simplification grossière !

 

Lors des pauses indispensables, on taille la bavette avec les autres équipages qui préparent la saison et bricolent aussi à bord: un avant goût des rencontres que l’on fait facilement en croisière et l’occasion d’échanger un Pastis, un café ou un schnaps, entre les pots de peinture ou les postes à souder.

 

Après trois jours à ce rythme d’enfer, les deux couches et demie sont passées.

 

Vient alors la phase la plus impressionnante, quand l’araignée géante vient se saisir de sa proie et commence à rouler majestueusement pour la transporter dans son élément.

 

Enfin, après une lente descente, et une dernière série de contrôles, l’araignée lâche sa proie qui se met à ronronner; ah ! le bruit discret de la mise en route du moteur, au chômage technique depuis six mois. On gagne aussitôt le poste de réarmement en prévision de la croisière, désormais très proche. C’est sûrement la saison qui le veut, mais Port Leucate, en cette deuxième semaine de mai est une ruche active et bruyante.

 

Après demain l’équipage sera au complet, et, en attendant une bonne fenêtre météo pour le départ, nous complèteront l’avitaillement et vérifieront tous les équipements afin d’être opérationnels pour un voyage aux sources de notre civilisation.

 

Quelques photos avec le lien suivant:

http://picasaweb.google.com/dartag7531/Carenage?authkey=Gv1sRgCN3_6Zvw8LD7wQE#

Question de courtoisie

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En prévision de notre croisière prévue en 2009, j’ai cherché à compléter ma collection de pavillons de courtoisie.

 

Pour la plupart des pays de Méditerranée Est il n’y a pas de problème: l’histoire de leur pavillon est claire et le choix du modèle actuel sans ambiguité.

 

En ce qui concerne Malte, creuset de toutes les civilisations issues de l’empire romain, du moyen âge, de la renaissance et même d’autres,….. c’est plus délicat. Car cette île, au passé très riche et à la tradition maritime respectable, possède une collection impressionnante, et non fossilisée, de pavillons. Même la Reine d’Angleterre y a le sien. Après étude approfondie des thèses rédigées par de nombreux et distingués universitaires, chercheurs ou historiens sur cette question, il m’en reste en définitive deux sur les bras, qui pourraient éventuellement satisfaire le protocole.

 

Voici le lien pour les images:

http://picasaweb.google.com/dartag7531/Pavillons?authkey=Gv1sRgCLr3uLvy6_7M0QE#

 

Si un lecteur spécialiste de cette question ou particulièrement expérimenté pouvait me déniaiser, je lui en serais extrêmement reconnaissant.

 

 

 

 

Mise en drapeau

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L’hélice Kiwiprop installée l’année dernière ne m’avait pas émerveillé. Consommation en hausse significative, toutes choses égales par ailleurs, et traction trop faible en marche arrière, n’étaient pas suffisamment compensées par les atouts indéniables de cette hélice: légèreté, simplicité, absence de corrosion due aux pales en composite, prix raisonnable.

 

Après une longue réflexion, j’ai fini par me décider à la remplacer par une hélice à mise en drapeau plus classique, d’autant plus que sur mon précédent bateau j’avais été très satisfait de celle que m’avait fourni, à l’époque, Pierre Lang de la société Irisoft.

 

J’ai donc commandé le modèle Variprop de chez SPW. Elle est en alliage de bronze, donc beaucoup plus lourde, mais cela permet une meilleure optimisation des formes des pales. D’autre part, le moyeu, très étudié, permet un réglage du pas en marche AR indépendamment de celui de la marche AV. Ainsi, on peut avoir une traction maximum en marche arrière (déséchouage ou arrêt d’urgence) sans hypothéquer les performances et le confort en marche avant.

 

Le montage est d’une simplicité biblique et l’entretien une fois par an ne pose pas de problème. A la fin de la saison 2009, je ferai le bilan critique de ce nouveau choix. Bon, le prix n’est pas le même, mais quand on aime, on ne compte pas (dans certaines limites !)

 

Evidemment, j’ai gardé à bord l’hélice Volvo d’origine prête à resservir, si j’amais il arrivait un malheur à celle-ci.

 

Ci dessous le lien vers les photos

http://picasaweb.google.com/dartag7531/Helice?authkey=Gv1sRgCKX6wpz0k6–sgE#

 

Jupette

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En fait il s’agit de la bavette en caoutchouc qui protège le passage du sail-drive contre l’intrusion des organismes marins qui auraient tendance à trouver cet emplacement favorable pour le squatter. Cet élément ne m’avait causé aucun souci en neuf saisons sur mon précédent bateau. Mais cette fois c’est une autre paire de manches.

 

Dès la première saison il m’avait fallu l’arracher en plongée au bout de deux mois, car elle pendouillait lamentablement et menaçait de se détacher, éventuellement de se prendre dans l’hélice. Je n’ose pas penser aux dégâts que cela aurait pu produire si cet évènement s’était produit à plein régime. Torsion des pales, éventuellement rupture de l’une d’elle, créant un déséquilibre tel que la transmission aurait été le siège de vibrations destructrices et pourquoi pas ouverture d’une voie d’eau autour du saidrive,…etc . J’arrête avant le cauchemar.

 

Après remplacement de la bavette sous garantie, la nouvelle a résisté les deux premières semaines de la deuxième saison ! et s’est retrouvée dans le même état que la première. Un mauvais point pour le gars qui l’a collée.

 

Pour la troisième, je me suis dit que l’on est jamais mieux servi que par soi-même. Alors j’ai attendu des conditions météo idéales (18°, temps sec, pas de vent) pour procéder au collage moi-même. Après décapage jusqu’au gelcoat des couches précédentes des tentatives antérieures, j’ai déglacé les surfaces avec un papier abrasif gros grain et soigneusement dégraissé le tout à l’acétone. Une bonne enduction de colle neoprène sur les deux surfaces, suivie du séchage réglementaire et d’une application sous forte pression pendant deux semaines. Scrogneugneu, on va voir ce qu’on va voir !!!

 

Pour le moment cela tient, mais le bateau est au sec. L’heure de vérité viendra après la mise à l’eau. Promis, si ce n’est pas mieux que la précédente, je dirai la vérité, je me décernerai un bonnet d’âne et je donnerai l’absolution au gars qui a collé la deuxième. Mais je n’aurai toujours pas réglé le problème.

 

Ci-dessous le lien vers les photos

http://picasaweb.google.com/dartag7531/Jupette?authkey=Gv1sRgCOi6qOjZreCmVw#

 

Epuisement

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Ce terme extrait de la réglementation sur les moyens de sécurité dans les navires de plaisance est très ambigu. En effet il recouvre les moyens de pompage qui doivent se trouver à bord pour évacuer l’eau qui aurait pu s’y infiltrer et même, dans certain cas, s’y engouffrer.

 

Un de mes amis a failli couler par suite du démanchage d’une durite de refroidissement de son moteur, mais évidemment il ne pouvait pas le savoir avant d’identifier l’origine de la voie d’eau. Les pompiers espagnols ont pu sauver son bateau en le vidant grâce à une petite pompe thermique très efficace, ce qui lui a permis d’aller fermer la vanne. Ouf ! Mais la facture a été salée: intervention payante au niveau de 765 euros, plus les dégâts à bord, en particulier toutes les batteries et l’équipement électrique, dont de nombreux outils professionnels, noyés, bons à jeter.

 

Depuis, je guettais l’occasion de m’équiper d’une telle petite pompe, qui pourrait m’être utile un jour et pourquoi pas servir pour aider un autre plaisancier en difficulté. Il faut dire que les pompes réglementaires installées obligatoirement à bord seraient ridicules en cas de voie d’eau, même modeste. Le seau à main serait encore le plus efficace, mais au prix d’efforts importants, ne pouvant être soutenus longtemps en équipage réduit. Cela nous ramène au titre du billet !

 

Un hyper proposait récemment l’outil qui me paraissait adapté: une pompe thermique d’arrosage de 0,89 kw débitant 120l/minute avec une dénivelée de 6 mètres, et donc beaucoup plus sur une faible hauteur. Pesant seulement 7kg, livrée avec les raccords, la crépine et l’outillage de maintenance de base, j’ai eu le coup de foudre (façon de parler). Seul bémol, le moteur est un deux temps, nécessitant d’embarquer de l’huile pour mélange, ce que j’espérais ne plus avoir à faire depuis que les moteurs d’annexe sont tous à quatre temps.

 

Il ne manquait que quelques mètres de tuyau de 25 mm, trouvés facilement chez le premier pisciniste du coin. Un petit essai à la maison avant de l’embarquer s’est montré très convainquant, et voilà l’engin prêt à servir, en espérant que cela n’arrive pas !

 

lien vers les photos

http://picasaweb.google.com/dartag7531/PompeDeSecours?authkey=Gv1sRgCJOT98iF9LjOuwE#

 

Clé 3G+ bloquée ?

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A tout hazard, j’ai essayé de voir comment désimlocker la clé 3G+ fournie par SFR.

 

Après quelques navigations "au jugé" dans les méandres des serveurs vocaux de SFR (accès en appelant le 1023), j’ai fini par tomber sur une interlocutrice qui m’a donné la solution. Il faut télécharger un petit utilitaire sur leur site et l’exécuter en saisissant le code de désimlockage qu’elle m’a donné.

 

Cela n’a pas marché du premier coup car elle s’était trompée dans le code. Mais après un nouvel appel presque direct, j’ai eu le bon code et le désimlockage a marché immédiatement.

 

Le fichier .ZIP téléchargé comprend l’utilitaire de désimlockage et la procédure à suivre, plutôt bien expliquée.

http://www.sfr.fr/assistance/outils/utilitaires-telecharger/index.jsp

Pour un pataras

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Le réglage du pataras est une nécessité notamment pour avoir un étai bien raide au près.

 

Dartag est équipé d’un vérin à vis, manoeuvré avec une manivelle de winch, qui permet d’étarquer la patte d’oie sur tribord. Celle-ci passe dans un poulie démontable, montée sur un embout manchonné sur le pataras proprement dit. Mais j’avais l’impression que ce réglage n’était pas suffisant en certaines circonstances. J’ai résolu d’en avoir le coeur net.

 

En déposant le cache de protection supérieur, j’ai découvert que le vérin arrivait en butée sans atteindre la tension requise. Mesures prises, il fallait raccourcir la patte d’oie d’environ 20 cm pour obtenir une page de réglage suffisante. Celle-ci est en cable multibrin souple de 7 mm de diamètre, terminée par une cosse manchonnée. J’avais donc besoin d’un professionnel équipé d’un presse et des manchons idoines.

 

Contrairement à toute attente, ce n’est pas si simple. Finalement, c’est à Frontignan que j’ai pu trouver la solution, chez Clipper Voiles, chez qui je suis client depuis dejà plusieurs années. Mais c’est loin de Port Leucate où hiverne Dartag. J’ai démonté l’ensemble patte d’oie – poulie – vérin, et fixé le pataras provisoirement pour assurer la tenue du mat pendant les quelques jours nécessaires à ce travail.

 

Inspectant les pièces démontées, j’ai eu la surprise de constater que la poulie était complètement grippée et son réa assez profondément marqué par l’empreinte de la patte d’oie. Après trois heures de soins intensifs, pas mal d’huile de coude et de WD40, elle a fini par retrouver ses fonctionalités normales. Mais par précaution, je pensais préférable d’en commander un neuve à titre de rechange.

 

Le vérin quant à lui, n’avait pas été monté à l’origine dans une position ergonomique pour le manoeuvrer facilement et je voulais en profiter pour corriger cette erreur du chantier. Cette belle pièce de mécanique comportant de superbes engrenages hélicoïdaux, des butées à bille et des cales sophistiquées de réglages de l’angle de manoeuvre, méritait une révision complète avec nettoyage, graissage et rotation du porte manivelle de 90°. La encore, quelques heures d’investigations et de tâtonnements attentifs ont été nécessaires pour lui redonner sa vigueur et ses qualités d’origine. Mais je ne le regrette vraiment pas. Heureusement, je ne me facture pas mes heures !

 

Quelques photos pour illustrer ce billet:

http://picasaweb.google.com/dartag7531/Pataras?authkey=Gv1sRgCO6XgNGQrPDsOg#

Usine à eau

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Le murissement des choix concernant l’installation et la position du dessalinisateur à bord demande du temps si l’on veut ne pas trop gâcher de place, optimiser les longueurs de tuyau, faciliter les opérations de mise en route, d’arrêt et de maintenance lors de l’exploitation, et respecter les contraintes fixées par le fournisseur sans oublier celles inhérentes au local affecté à cet usage.

 

Bref il m’a fallu deux mois de réflexion avant de me lancer, en trois phases:

 

1) Implantation et fixation des composants principaux (pompe, membrane) et accessoires (filtres, vannes, branchement 12v, stockage des consommables)

 

2) raccordements de la plomberie selon les schémas fournis, avec les circuits d’alimentation, de production, de rinçage, ainsi qu’aux passe-coques.

 

3) Alimentation électrique et câblage du disjoncteur de protection.

 

Le résultat tient presque de l’usine à gaz ou de la raffinerie, mais le cahier des charges est respecté et cela marche.

 

La suite après les premières utilisations vers fin mai début juin 2009, avant un bilan plus complet en fin de saison

Spi en sac

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C’est une première étape, mais il fallait bien en passer par là !

 

- Recherche d’une occasion en bon état et de dimensions adaptées: durée deux mois

- Découverte d’une annonce, contacts avec le vendeur, négociation: deux semaines

- Mise au point des modalités de règlement et de transport: une semaine

Demain il sera à la maison, prêt pour découvrir son nouveau lieu de navigation et de nouvelles aventures.

 

Il n’a pas de chaussette, et de toute façon je n’en ai jamais eu sur mes précédents bateaux. On doit pouvoir s’en passer, mais quand même, à mon âge, pour une telle surface (125 m2), ce serait plus raisonnable de l’équiper. Les devis sont un peu dissuasifs. Mais je ne désespère pas d’en trouver une à mon goût, cette saison ou la prochaine, peut-être après avoir expérimenté prudemment la manoeuvre en solitaire.